A trop faire de mirobolantes promesses qu’ils ne peuvent honorer, et à dévoiler une inculture qu’ils mettront du temps à combler, nombre de politiciens béninois sont aujourd’hui sur la braise. Désormais, il leur en faudrait de beaucoup pour convaincre une catégorie des électeurs. Tant le scepticisme gagne les bâtisseurs de demain. Le refrain trompe-l’œil est connu : « La jeunesse est le fer de lance de la nation». Cette célèbre citation du président camerounais, Ahmadou AHIDJO mérite d’être reprise dans son contexte. Au Bénin, ce disque est rayé. Malheureusement, il continue d’être joué. Des politiciens, sans vergogne, sont d’ailleurs bien aises de voir se bousculer autour d’eux des jeunes conviés parfois à de viles tâches. Faute de connaissance, plus d’un mordent à l’hameçon de la démagogie et de la fourberie.

Si effectivement les jeunes sont appelés à gérer le pays, quels types de leaders devraient-ils incarner sans formation politique? Quels meilleurs comportements pourront-ils adopter sur le terrain de la mobilisation ? Tout compte fait, au creux des vagues montantes de déception, surgit le parti politique Alternative Citoyenne avec un antidote au désespoir. Entre autres, le partage de connaissance. Des visionnaires comme il ne s’en crée plus. « L’instrument le plus important de la bataille politique, c’est la connaissance. L’arme la plus redoutable et la plus redoutée quel que soit l’espace dans lequel l’on est, c’est l’information », soutient le président d’honneur, Maître Joseph Fifamin DJOGBENOU. Et il enchaîne : « Le parti politique dans lequel les instruments liés à l’information ne sont pas mis au goût du jour, actualisés, distillés et dispensés, disparait ».

Loin d’auréoler de gloire Alternative Citoyenne, seules ses œuvres chanteront ses louanges. Un peu comme la session de formation organisée le samedi 14 février à Lokossa sur le code électoral, la gestion d’un groupe, la conduite d’une réunion et la prise de parole publique. « On voit, de plus en plus, un parti politique qui va à l’assaut de la jeunesse, non pas pour distribuer des billets de banque, comme on en voit, mais pour apporter à la jeunesse que nous constituons, le savoir qui nous permet de nous prendre en charge et d’être des citoyens beaucoup plus responsables pour bâtir une nation », se réjouit Ader DOSSOU, un sympathisant. La gent féminine n’est pas du reste. « Le souhait est que les autres partis lui emboîtent les pas. Qu’ils organisent ces genres de formation au profit des citoyens pour la bonne animation de la vie politique dans notre pays », plaide Laetitia HOUACHI.

De leurs jeunes expériences, ils n’ont jamais eu autant ! Narcisse GBETONOU, dans sa peau de responsable de la coordination communale de Grand-Popo confesse: « Je n’ai jamais suivi une formation du genre dans aucun autre parti. Je suis convaincu qu’elle va me permettre d’avoir beaucoup plus de carrure et de performance politique». A la coordination de Lokossa, le responsable Iquel ANANI proclame : « Pour la qualité de l’homme politique que nous voulons être, il faut aller à l’école des aînés éclairés en suivant ces genres de formation. » « Je suis outillé pour transmettre les enseignements reçus à tous ceux qui, jusque-là sont dans les ténèbres tout en espérant qu’ils vont se réveiller », s’engage, la tête de pont de Klouékanmey, Christophe DJIMADJO. Un éveil extraordinaire !

Dans son humilité légendaire, Maître Joseph DJOGBENOU a terminé son dopage du moral des jeunes par cinq mots stimulants et mobilisateurs: « Pour vaincre, il faut convaincre». Aux vrais bâtisseurs de les conserver dans un coin privilégié de leur mémoire.

SOURCE : www.faitsreels.info